Veine sous l'oeil qui bouge


La manoeuvre peut être rendue plus sensible en demandant au sujet d'effectuer des mouvements respiratoires amples et profonds.Dans la grande majorité des cas, les sujets atteints se plaignent de fatigabilité excessive, de « coups de pompe », de malaises.Cette affection touche plus les femmes parce que les oestrogènes abaissent le seuil d'excitabilité neuro-musculaire et que la prise de contraceptifs accentue les déficits en vitamine B6, responsable de la fixation du magnésium dans l'organisme. Les premiers signes de la spasmophilie sont sensitifs et se présentent comme des fourmillements, puis des picotements pénibles au niveau de la pulpe des doigts, des paumes et des avant-bras ou autour des lèvres.Si à chaque impulsion, au lieu d'avoir une réponse unique, correspondent plusieurs contractions musculaires (doublets ou triplets), le diagnostic peut être confirmé.Si elle n'y est pas traitée en tant que telle, ses symptomes sont pourtant quasiment universels...Il n'est pas rare de voir se produire des petits malaises avec, parfois, brève perte de connaissance (lipothymies).On place deux électrodes sur un muscle, on envoie des impulsions et on dessine le tracé des contractions musculaires.La spasmophilie, puisqu'il faut l'appeler par son nom, est un état constitutionnel caractérisé par des troubles d'hyperexcitabilité neuro-musculaire associés à des manifestations d'allure névrotique. C'est en 1874 que le neurophysiologiste allemand Erb a donné le nom de spasmophilie à une affection se caractérisant par un abaissement du seuil d'excitation électrique.Les signes moteurs sont représentés par des petits mouvements rythmiques au niveau des doigts pouvant conduire à la classique « main d'accoucheur ».Pour en établir le diagnostic, on recourt classiquement aux signes de Chvostek (un chercheur hongrois contemporain du découvreur allemand de la spasmophilie) et de Trousseau, même si l'on sait qu'ils ne sont pas une signature infaillible de l'affection.


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